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VALLEE de la TINEE (+ Focus sur AURON)

 

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La porte des Alpes du Sud

 

Saint Etienne de Tinée, c'est un peu l'anti-chambre du Mercantour, car pas vraiment dans le parc, pas vraiment station, pas vraiment connu, et pourtant ... ce village fait néanmoins parti de notre "patrimoine", perché au fond d'une route qui, il y a bien longtemps, restait étroite et sinueuse (désormais devenu pratiquement une "voie rapide"...) ne s'ouvre entièrement, jusqu’à son terminus de la Bonette (2.802 m et route la plus haute d'Europe) que durant la saison estivale... La vallée que l'on estime à 70 kms commence en réalité des la sortie des gorges de la Mescla, entreprends alors une lente ascension en passant devant Isola village, devant tous les étages de végétations ou presque (des oliviers aux chataigniers puis aux conifères) avant d'arriver au hameau qui était alors connu comme le carrefour des routes muletières reliant Nice à Barcelonette par le col de la moutière, la haute-provence et Colmars a Borgo San Dalmazzo ou encore le Piémont en gagnant Entraunes par le col de Pal désormais bien connu des skieurs de rando.

Au milieu de XVIII° le village comptait quelques 2.300 habitants (alors qu'en 1976, on n'estimait que un peu moins de 1.500 âmes continuaient à vivre ici...) et se plaçait alors à la 3° place dans le comté de Nice, devant Nice et Sospel !

 

 

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L'hôtel de Luxe de la station, créer en 1954 par la famille Tschampert, il y avait même une patinoire et une piscine chauffée  !

 

  

Des familles de notables:

La consultation des archives révèle que de nombreux enfants sont devenus ces clercs, des notaires, des avocats, des médecins et m^me de hauts dignitaires de l'Eglise, plus récemment encore, ingénieurs ou hommes politiques, c'est notamment le cas des Familles Achiardi, Gente, Fulconis, Andréis ou encore Fabri et Emeric.

 

La construction de la Route de la Bonette:

 Si a l'époque la communication entre les différentes vallées se faisaient à l'aide des chemins muletiers dont les itinéraires étaient déjà répertoriés sur une carte établie en 1680 par un ingénieur du nom de Borgonio (celle que l'on appellait à l'époque la voie Romaine de Cimiez à Embrun) le chemin au départ de Saint Etienne suivait la rive gauche de la rivière en dehors du tronçon entre le "pont rouge" et la Blache où il se faufilait sur la droite, et ce jusqu'à Isola avant de rejoindre Roure (sans que l'on n'arrive vraiment à savoir comment) et redescendre sur Saint Sauveur (!) puis remonter sur Rimplas où il serpentait pratiquement à flanc en desservant les villages de Marie, Clans, Roussillon, Ripert, La Tour, Utelle, Levens, Tourettes Levens et Saint André.

 

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Roubion en 1900...

 

 

Les premiers projets routiers sérieux furent établis en 1819 par l'ingénieur Gardon et entérinés le 20 mars 1820, différant par la même le projet de route devant aller a Puget Théniers pour raison d'ordre militaire et celle de la Vésubie trop "proche" de celle de Tende - Pourtant en 1832, revers de situation, le Comte de Fernex déclare que cette route ne réponds pas au but recherché et qu'il faudra l'arrêter à Levens; Lui propose une route muletière de 2 m de large qui suit la Tinée depuis le pont de Bonson jusqu'à Saint Etienne, proposition retenue et adoptée le 4 Février 1835.

 

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C'est en 1842 que la percée des gorges du Chaudan et de la Mescla est réalisée, en 1864, on atteint même l'actuel village de Marie, une sacrée avancée, pourtant il faut encore franchir des obstacles et en particulier des gorges - Ce sera donc petit à petit que l'on atteindra Saint-Sauveur Sur Tinée (1870) puis le Pont de Paule (1880), Isola en 1887 puis le Bourguet en 1892 et enfin Saint Etienne en 1896

C'est en 1860 que Napolêon III confirme la primauté de cette route en la déclarant "route impériale";

En 1896, un service de diligence se met aussitôt à fonctionner, le trajet qui prenait auparavant 28h00 à pieds ne prends plus que ... 12h00 à la montée et 10h00 à la descente, ensuite à la gare de la Tinée, les passagers montent à bord d'un train de "Sud France", un train qui fait place en 1912 à un tramway à traction électrique qu'à Saint-Sauveur où il faut alors reprendre la diligence !

A peu prés à la même époque, la diligences est remplacée par un autobus qui raccourci encore les distances, désormais on remonte depuis Nice en 6h00 à peine et si certains s?interrogent sur la nécessitée traverser ar deux fois la rivière entre Saint Sauveur et Isola, la réponse est simple: il s'agit d'une obligation qui consiste à faire passer la route droite pendant 8 km en raison d'une clause du traité de Turin qui laissait alors à l'Italie les territoires de chasse du versant Français situés jusqu'à la ligne de crête de "Colle Longue";

C'est Napoleon III qui "bon prince" avait voulu laisser ce privilège au Roi, qu'il savait être un grand chasseur, à  ce moment là, il n'imaginait pas les conséquences militaires qui pourraient résulter  de cette anomalie qui installaient alors les Italiens en position dominante .... encore moins les conséquences pour les habitants d'Isola qui ont alors vu leurs pâturages de Chastillon (actuel emplacement d'Isola 2000) passés en territoire étranger, et ce pendant 87 très longues années !

Même si les autorités militaires tentèrent de s'opposer à sa construction, la route continua alors pour atteindre le Pont Haut en 1913, Saint- Dalmas en 1914 et Bousieyas en 1937 - Plus tard, c'est même le génie militaire qui prendra en charge la suite des travaux avec une équipe de réfugiés Espagnols qui fut employés pour poursuivre jusqu'au "camp des Fourches" atteint en 1950.

 

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Du camp des Fourches, une piste militaire passant par le col de Restefond rejoint Jausiers (Ubaye) et il faudra attendre 1956 et une décision du conseil general des alpes maritimes pour en entreprendre l'amélioration.

De nombreuses personnalités locales (Lucien Pascal, Léon Issautier) et politiques (Jean Médecin, Raoul Bosio) discuteront longtemps de savoir par où faire passer le nouveau tracé (adret ou ubac) mais les crédits débloqués ne suffisent pas, tout simplement parce que pour le moment le col de Restefond ne passe "qu'à" 2678 m, ce qui ne suffit pas à battre le prestigieux cord de l'Iseran qui lui culmine à 2.770 m !!!

Pierre Jean Moatti, le préfet de l'époque, demande alors aux représentants de trouver une solution pour que la route passe 100 m plus haut; C'est Jacques Cotel qui fera une proposition pour que la route enveloppe la Cime et non plus le col, Moatti approuve et veut que les travaux soient terminés ans les 2 ans à venir ! 

L'inauguration de la route de la Bonette aura lieu le 1° octobre 1961 et atteint l'altitude de 2.802 m à son point culminant, soit 30 m de plus que l'Iseran !

 

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En 1962 puis en 1963 le Tour de France cycliste passera par là et consolidera l'image du col le plus haut d'Europe !

 

 

Et l'alpinisme dans tout çà ?

Jean Franco, parrain du collège de Saint Etienne pratiquait avec passion ce noble sport, explorant les sommets et sa région, il est certainement l'homme le plus connu de la vallée pour cela mais le précurseur, le pionnier, c'est évidement le Chevalier Victor de Cessole décédé en 1941.

Adhérant du club Alpin depuis 1889, sa passion fut immédiate, il se donne d'ailleurs pour but d'établir l'inventaire des sommets des montagnes des alpes maritimes (Françaises et Italiennes) et d'en décrire chacun de ses aspects !

Il est à l'origine de la construction du refuge de Nice en 1901, puis de celui de Rabuons en 1905 mais aussi des Adus, de Mairis, des Launes, du Mounier et de la Madone de Fenestre en 1926 - Ce véritable touche à tout organise également la première course de ski en 1909 ! 

 

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C'est lui qui montra le chemin à nombre d'entres nous aujourdh'ui puisqu'il entreprit sa première à skis le 27 Février 1909 sur la Cime de Peira Cava en compagnie d'un autre guide célèbre,  Jean Plent.

C'est encore grâce au Chevalier de Cessole que le secours en montagne dans le département est née en 1930, lui qui est devenu le Président du Club Alpin Français (section Niçoise !) en 1900 - et ce, jusqu'en 1932 - aimait se retrouver à Saint Etienne de Tinée à l'hôtel Issautier ou Jean, le tenancier l'accompagnait parfois dans ses courses; Aujourd'hui, il ne reste plus que le nom d'un boulevard pour se souvenir qu'il fréquentait les lieux assidûment et un sommet qu'il avait gravit en 1901.

 

 

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Le refuge de Rabuons perché à 2.523 m et qui s'atteint en 4 bonnes heures de marche sur un terrain "raide".

 

 

 

 

en 2013 le refuge est sur le futur itinéraire que veut créer certains responsables locaux....

 

Comme je me considère aussi un peu comme un "enfant" de la vallée, ayant passer le plus clair de mon temps du côté d'Auron pendant mes 14 premières années, je ne pouvais pas finir cette page sans me replonger un peu dans ces souvenirs d'enfance, passer avec toi Didier.M (le premier que j'ai vu faire des sauts périeux dans les bosses du Colombier avec tes petits skis, c'était le milieu des années 1970 !) à chercher les coins les plus reculés, pour trouver celle que l'on nommait alors la "poudreuse", aller discutez avec Georges, sur la place après le ski, toujours souriant avec les gamins que nous étions, plus tard, c'est Bernard Acchiardi, qui en provenance des US faisait office d'épouvantail lorsque le premier il fit rentrer les fameux skis K2, il était alors (en compagnie de sa soeur) un véritable Ovni qui a avec son sourire et sa gentillesse fait rapidement sa place. 

 

 

 

En parallèle (il fallait descendre sous le téléphérique pour les prendre après avoir descendu des marches toujours glissantes et dans un couloir aussi venteux qu'humide), ceux qu'on avait surnommer les "casiers à bouteilles", avec eux, direction Sauma-longue et la fameuse "plaque", quasiment jamais damée afin de laisser aux skieurs, le premier free-ride de la région.

L'autre "ancêtre" de la station en matière de remontées mécanique, le petit funiculaire qui vous remontait du fond du ravin jusque sur la place centrale.

La pente était particulièrement raide et le tout fonctionnait avec un contre-poids situé au sommet - L'employé donnait le top-départ avant d'enclencher une sorte de clef et après avoir vérifier que les chaînettes des différents étages étaient bien fermées; Encore gamin, je me souviens de ces départs et arrêts plutôt "violents" !

 

 

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Unes des figures emblématiques de la station, précédemment moniteur de skis, Charles est par la suite devenu épicier

 

 

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les nouveaux télécabines de la station que l'on appelait alors les "casiers à bouteilles" !

 

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Une belle cabine qui s'envole vers Las Donnas...

 

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le plan des pistes dans les 1970 /1973

 

 

 

 

Plan des piste en ... 2013

 

 

 

 

COORDONNEES

Haute vallée de le Tinée
Maison du Parc
06660 ST ETIENNE DE TINEE
04.93.02.42.27
E-mail : mercantour@wanadoo.fr
www.parc-mercantour.com



14/01/2015
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